01/08/2016

 

QU’ELLE DRÔLE D’EPOQUE (EMON) VIVONS NOUS

 

Il aura suffi d’une petite équipe de créateurs de jeux pour que la moitié du monde parte à la chasse aux « POKEMON » et l’autre moitié ne soit pas loin de basculer. Ainsi donc le virtuel dépasse désormais la réalité. Faut-il à ce point que nous soyons fatigués et lassés de notre quotidien pour que nombre d’entre nous le fuient et s’enferment dans une course sans fin vers l’irréel. En oubliant les dures réalités d’une société qui certes ne fait pas de cadeau, nous nous mettons en danger pire nous mettons en péril ceux qui nous entourent. S’échapper n’est pas surmonter, rêver n’est pas non plus la solution même si ainsi on évite pour certains les cauchemars créés par cette société qui n’est plus maîtrisée par les politiques de nos différentes nations.

Fini le temps où l’on a interdit de fumer en conduisant, désormais il faudra se méfier des conducteurs addictes au phénomène qui chassent en conduisant. Pas plus tard qu’avant-hier la patrouille du CCFF (comité communal des feux de forêt) surprenait en pleine zone interdite dominant la ville deux jeunes qui s’y trouvaient au motif de chasser ces fameux « Pokémon » sans présumer un instant du danger qu’ils couraient en cas de départ de feu. Et pourtant ils ont ouvert puis refermé les barrières interdisant l’accès aux massifs forestiers Bien évidemment l’on sait que ces fameux personnages à capturer se trouvent principalement dans des chaînes de restaurants grandes surfaces et autres centres d’intérêts financiers afin d’attirer le monde, autrement dit le client (ils payent pour ça). Rien n’est gratuit tout est calculé, la société qui les gère a bien l’intention de gagner beaucoup d’argent. Néanmoins, par défaut les « chasseurs » sont aussi attirés sur des zones dangereuses, à des moments ou leur manque d’attention est criminel. Bref tout n’est pas maîtrisé par les concepteurs d’un jeu qui désormais déplace des foules sans en mesurer toutes les conséquences. Dans un self-service réputé  de l’aire toulonnaise ce week-end plus de la moitié des clients jouaient à « POKEMON GO » avec pour conséquence un manque certain de convivialité aux tables, voilà de quoi ne plus communiquer en famille même pendant ces sorties. Gagnants bien sûr les commerçants qui attirent par ce biais le chaland, gagnant la société détentrice des droits du jeu, reste qu’il y a forcément des perdants et un jour peut-être y aura-t-il des victimes.