APRES LE PRINTEMPS, L’ETE,  VOICI L’AUTOMNE DE GILETS QUI JAUNISSENT …..

 

Il est clair qu’à aucun moment nous ne pouvons mettre en doute la légitimité des gilets jaunes dont le mouvement  a mis en lumière l’urgence d’une prise de conscience de l’Etat quant à la précarité de nombre de nos concitoyens.

Le message de départ est clair, les minima sociaux ne correspondent pas au coût de notre vie. L’état n’est plus à l’écoute de « son peuple » ni même des corps intermédiaires tels que les Maires de nos communes, un temps négligés par un Président de la République qui s’isole.

Loin de votre serviteur de mettre en doute l’intelligence d’un Président brillant mais il est aveugle et sourd. Il écoute, nous dit-il mais n’entends pas, il regarde mais ne vois pas. On ne règle pas les problèmes du mal de vivre de ses concitoyens par des équations « économiques » et des coupes budgétaires tous azimuts. Certes ses prédécesseurs sont responsables mais aujourd’hui c’est lui qui a la responsabilité d’un peuple de France malmené et ne pas lui répondre le rendra coupable.

 

Probablement se dit-il j’ai été élu au mauvais moment, or la qualité de vie des français n’attend pas. Elle doit être de tous les instants encore faut-il s’en préoccuper.

La construction de l’Europe s’est faite sur de mauvaises bases strictement économiques. L’Europe berceau de la culture contemporaine, l’Europe garante de la paix de pays naguère en conflit, l’Europe qui ne cesse d’essayer de se construire malheureusement de la plus mauvaise des manières. Veut-on adopter pour la France le même schéma ?

Le peuple de France ne le veut pas. C’est aussi son message au travers des gilets jaunes. Un message qui, globalement, se brouille au fil du temps et qui pourrait ne pas aboutir parce-que devenu illisible ou pire lassant au travers de ses dérives et désordres.

 

La plus belle réussite des gilets jaunes aura été de provoquer la plus grande opération de communication jamais imaginée pour notre pays, le grand débat national. Ce « feed-back » indispensable à l’état pour répondre à l’aspiration des français. Tout y aura été imaginé, évoqué, noté, répertorié. Rendant indispensable la réflexion de nos dirigeants qui ne peuvent plus ignorer le mal français. Ultimatum d’un peuple qui exige des réponses, des solutions.

Mieux que cette usure patente d’un mouvement qui s’affaiblit de jour en jour parce que trop long, il doit s’arrêter avec la promesse de redoubler d’intensité si rien n’est mis en place (ou insuffisamment) à une date déterminée. L’inconnu ne se maîtrise pas, il est redoutable, l’homme fait son histoire, mais il ne sait pas l’histoire qu’il fait.

 

Couplets après couplets nos gilets jaunes se manifestent telle une chanson qui n’en finirait plus. Encore faudrait-il ne pas écrire la strophe de trop, celle qui fera se taire leur chant ou le refrain si souvent répété qu’il n’est plus que rengaine. Le mouvement est à l’automne de sa vie, les gilets jaunissent au point, un jour, de tomber … tourbillonnants, en rondes monotones, emportés par l’élan.

 

Le temps de la réflexion de nos dirigeants est arrivé, le temps des décisions va devoir se prendre dans le calme et puis viendra le temps du bilan avec toute la dramatique qui lui sera dédiée s’il se fait trop attendre voire pire s’il est négatif au seul jugement du peuple.